Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri : une crise humanitaire qui s'aggrave, une réponse citoyenne à renforcer
La situation humanitaire dans l'est de la République Démocratique du Congo demeure l'une des plus préoccupantes au monde. Au premier trimestre 2026, près de 7 millions de personnes sont déplacées internes dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri — un chiffre qui traduit l'intensification des affrontements armés, la pression sur les ressources, et la vulnérabilité grandissante des populations rurales.
Autour de Goma, de Beni, de Bukavu et d'Uvira, les familles s'entassent dans des sites de fortune où l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et aux soins essentiels reste gravement insuffisant. Les épidémies de choléra, de rougeole et, par vagues, de Mpox, frappent des communautés déjà éprouvées. En Ituri, les attaques récurrentes contre les villages de Djugu et d'Irumu multiplient les besoins en protection, en appui psychosocial et en sécurité alimentaire.
Face à cette urgence, l'ACDD réaffirme son engagement auprès des populations locales avec une approche alignée sur ses six objectifs stratégiques : renforcement de la résilience communautaire, accès à la santé et à la nutrition, protection des femmes et des enfants, soutien aux jeunes déplacés, préservation des écosystèmes fragilisés et promotion d'une gouvernance locale inclusive. Nos équipes coordonnent leurs actions avec les clusters humanitaires (OCHA, UNICEF, PAM, HCR) et les autorités provinciales, tout en privilégiant la participation directe des communautés bénéficiaires.
Nous appelons les partenaires techniques et financiers, la diaspora congolaise et les acteurs de la société civile à soutenir une réponse durable, centrée sur la dignité des personnes et la reconstruction des tissus sociaux. Plus que de l'aide, il s'agit d'investir dans l'avenir : scolarisation, relance agricole, énergies propres, emploi des jeunes et justice communautaire.
Comment agir avec nous : faire un don, proposer un partenariat, rejoindre nos volontaires ou relayer nos plaidoyers. Chaque geste compte pour un Kivu et un Ituri plus résilients.
